Les dates clés de la CRIIRAD

2021

Libération de déchets radioactifs

Le gouvernement français s’apprête à modifier la réglementation afin d’autoriser (sous condition) le recyclage dans le domaine public des déchets radioactifs issus du démantèlement des installations nucléaires. Pour que l’absence de contamination dans notre quotidien reste la norme, la CRIIRAD lance un appel à signature.

2020

Comprimés d’iode stable

Lors d’accidents nucléaires, les comprimés d’iode stable représentent une protection indispensable contre l’iode radioactif rejeté en grande quantité. En 2020, la CRIIRAD constitue un dossier de fond sur les limites de cette protection qui est insuffisante et dont la mise en œuvre dans les délais par les autorités n’est pas garantie.

2019

Contamination de l’eau par le tritium

En France, des millions de personnes consomment de l’eau contaminée par le tritium, un radionucléide rejeté par les installations nucléaires. L’étude réalisée par la CRIIRAD demande une révision complète des normes et appelle les citoyens et citoyennes à refuser la banalisation des pollutions de l’industrie nucléaire.

2018

Demande d’abolition du traité Euratom

En partenariat avec l’association ReCH, le président de la CRIIRAD, Didier Glatigny, dépose une pétition de 16.000 signatures en faveur de l’abolition du traité Euratom qui favorise le développement des activités nucléaires européennes, au détriment de la santé des populations.

2017

Sous-évaluation des risques liés à l’inhalation du radon

La CRIIRAD découvre que les seuils déterminant l’intervention de l’état et la réalisation de travaux en cas de présence de radon sont basés sur des coefficients de risque périmés qui majorent d’un facteur 2 voire 3 les risques d’exposition. Elle dénonce l’inertie des services de l’Etat face à cette situation.

2016

Bruno Chareyron reçoit le prix NFFA

Le Prix Nuclear Free Future Award dans la catégorie « Education » est décerné à Bruno Chareyron, directeur du laboratoire de la CRIIRAD, pour ses actions en faveur de la formation et de l’information sur l’impact environnemental et sanitaire des activités liées à l’extraction d’uranium, dans le cadre de ses travaux à la CRIIRAD en partenariat avec des ONG de différents pays du monde.

2015

Pendentifs radioactifs

Les analyses du laboratoire de la CRIIRAD révèlent que des pendentifs dits « énergétiques » présentent des niveaux de radioactivité susceptibles d’entrainer une irradiation de la peau. L’association saisit la DGCCRF afin que toutes les mesures nécessaires soient prises pour stopper l’importation et la commercialisation de ces pendentifs.

2014

Radioactivité du site de Vaujours

L’expertise contradictoire impliquant l’ASN, l’IRSN, le CEA et un laboratoire privé, donne raison à la CRIIRAD et aux associations locales qui avaient mis en évidence la présence d’uranium dans des casemates déclarées décontaminées par le CEA, sur un ancien site militaire destiné à devenir une carrière de gypse.

2013

Ferrailles radioactives d’Arlit au Niger

La CRIIRAD dénonce l’incapacité d’Areva à imposer des procédures strictes permettant d’empêcher la sortie de matériaux radioactifs de ses sites d’extraction d’uranium. 1 600 tonnes de ferrailles radioactives échappent ainsi au contrôle dont une partie est retrouvée exposées à la population chez des ferrailleurs de la ville d’Arlit.

2012

Impact des mines d’uranium

Création du « Collectif Mines d’uranium » qui regroupe les associations qui luttent contre les pollutions liées à ces exploitations. Aussi bien en France qu’à l’étranger (Niger), la CRIIRAD apporte son soutien scientifique et technique aux citoyens et associations confrontés à ces pollutions.

2011

Catastrophe nucléaire de Fukushima

Le laboratoire de la CRIIRAD effectue un suivi spécifique de l’impact des retombées sur le territoire français. Il apporte également un soutien scientifique à des ONG Japonaises, conduit une mission scientifique à Fukushima en mai-juin 2011 et contribue à la création de laboratoires indépendants au Japon (CRMS).

2010

Normes de radioactivité

Les normes relatives à la qualité radiologique des eaux potables sont mal conçues. Les habitants sont exposés à des niveaux de risques très supérieurs à ce que la réglementation est censée leur garantir. Se basant sur les analyses de son laboratoire et sur une étude approfondie des normes, la CRIIRAD interpelle les autorités de santé.

2009

Mines d’Uranium, la France contaminée

La CRIIRAD est mobilisée depuis 20 ans sur le scandale des anciennes mines d’uranium. L’émission « Pièces à conviction, Le scandale de la France contaminée » fait découvrir ce combat à des millions de téléspectateurs.

2008

Evènements du Tricastin

Rejets radioactifs, contamination des travailleurs, etc. Face aux communiqués rassurants des exploitants et des autorités, la CRIIRAD lutte contre la désinformation.

2007

Pollutions en Bretagne, à Malvési, …

La CRIIRAD met en évidence de graves dysfonctionnements, notamment dans le démantèlement de la centrale de Brennilis (29) et dans le contrôle du site Comurhex de Malvési (11).

2006

Menaces radioactives sur nos aliments

La CRIIRAD s’engage contre la contamination des aliments. La campagne fera changer les textes internationaux.

2005

Affaire Feursmétal

La CRIIRAD fait échouer le projet d’élimination de fûts radioactifs à la Fonderie Feursmétal (42), qui risquait de contaminer des millions d’objets du quotidien.

2003

Abrogation de l’arrêté Secret Défense

Avec Greenpeace et Reporters sans Frontières, la CRIIRAD se mobilise contre l’arrêté qui classe secret défense la plupart des informations relatives aux «matières nucléaires».

2002

Atlas des contaminations radioactives

La CRIIRAD et André Paris publient un atlas des contaminations radioactives des retombées de Tchernobyl en France et en Europe, qui vient combler les carences des services officiels.

1990

Contamination à Saint-Aubin

La CRIIRAD révèle la contamination du site CEA de Saint-Aubin (91) fréquenté par des enfants comme aire de jeu. Le directeur du site est renvoyé et le site sera décontaminé.

1989

Tchernobyl : Plainte contre l’Etat

La CRIIRAD dépose plainte contre l’Etat français quant au défaut de protection des populations au lendemain de Tchernobyl. En 2001, une action est lancée avec les malades de la thyroïde.

1988

Gaz radon dans les bâtiments

La CRIIRAD lance une campagne d’information sur les risques liés à ce gaz radioactif. 10 ans plus tard seulement, les autorités instaurent des obligations de contrôle.

1986

Catastrophe nucléaire de Tchernobyl

La CRIIRAD née à l’initiative d’un groupe de scientifiques et de citoyen.ne.s qui souhaitent connaître la vérité sur la contamination radioactive du territoire français suite à l’accident de Tchernobyl. Face à l’impossibilité d’obtenir des informations fiables de la part de l’état et des industriels, l’association décide de réaliser ses propres mesures par la mise en place d’un laboratoire d’analyse de la radioactivité indépendant.