26/03/2026 – Faibles doses de radioactivité : la CRIIRAD débat à la BNF

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En 1987, après plusieurs décennies de preuves accumulées, l’Organisation Mondiale de la Santé reconnaît le radon comme cancérigène certain pour l’homme. En France, le SCPRI [1] du professeur Pellerin veille. Fin 1988, en réaction à un dossier publié par la CRIIRAD, il rassure : les mineurs respireraient beaucoup moins de radon « que l’homme des cavernes dont nous descendons », et il faudrait plutôt s’occuper « des autres pollutions bien réelles celles-là ». Heureusement la situation a évolué : aujourd’hui la gestion du risque lié au radon est réglementée, même si les textes ne sont pas à la hauteur des enjeux [2].

Après l’explosion du réacteur n°4 de Tchernobyl, le 26 avril 1986, il aura fallu attendre 10 ans pour que les organismes internationaux finissent par reconnaître la véritable épidémie de cancers de la thyroïde chez les enfants liée à la catastrophe. Il faut dire que les observations des médecins ukrainiens et biélorusses, et ce dès 1989, ne collaient pas avec le modèle épidémiologique officiel.

Ces deux épisodes sont loin d’être les seuls, dans l’histoire des controverses, ou plutôt du déni, autour des effets des faibles doses de radioactivité.

Julien SYREN, codirecteur de la CRIIRAD, en a débattu à la Bibliothèque Nationale de France, avec Soraya BOUDIA, historienne et sociologue des sciences, des techniques et de l’environnement à l’université Paris Cité, et Corinne MANDIN, cheffe du service de recherche sur les effets biologiques et sanitaires des rayonnements ionisants à l’ASNR [3].

Rédaction : Julien Syren •


Notes :
[1] Service central de protection contre les rayonnements ionisants.
[2] urlr.me/jZmAJa
[3] Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection.


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