Le casse-tête des prélèvements

En matière de surveillance radiologique de l’environnement, tout rapport d’étude doit documenter un certain nombre de questions essentielles : quels types d’échantillons ont été prélevés, combien, où et à quelle date ?

Le QCM ci-dessous doit vous permettre d’évaluer le niveau de transparence du rapport IRSN.
En vous confrontant aux cartes de localisation vous pourrez également apprécier la « lisibilité » tant vantée
par les auteurs du rapport.

 

Question n°1

Dans la synthèse de son rapport, l’IRSN indique que 93 prélèvements ont été effectués au total dans le cadre du constat minier Dordogne, incluant des échantillons d’eau, de sédiments et d’indicateurs biologiques (végétaux aquatiques et denrées alimentaires). Si l’on se fie aux indications du rapport de l’IRSN, à quel nombre parvient-on ?

1  : 93 échantillons comme indiqué dans synthèse rédigée par l’IRSN 
2  : 118 échantillons
3  : 143 échantillons
4  : 168 échantillons

Indice : rapport IRSN : page 34 (indicateurs biologiques), page 35 (eau) et page 39 (sédiments).

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Question n°2

Les cartes de localisation doivent permettre de localiser l’emplacement de chacun des échantillons prélevé dans le cadre de l’étude. En utilisant les différentes cartes du rapport IRSN, indiquez combien de points de prélèvement d’eau sont identifiables sur les 50 échantillons annoncés par l’IRSN :

1 :  37
2 :  40
3 :  42
4 :  50 (100%)

Indice : les cartes utilisables sont publiées page 34 (figure 19), page 39 (figure 26) et page 42 (figure 30) du rapport IRSN 

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Question n°3

Page 39 de son rapport, l’IRSN annonce que 25 sédiments ont été analysés. Combien de points de prélèvements de sédiments peut-on identifier à partir des cartes de localisation que publie l’IRSN?

1 : 12 (48%)
2 : 16 (64%)
3 : 20 (80 %)
4 : 25 (100%)

Indice : les cartes utilisables sont publiées page 34 (figure 19), page 39 (figure 26) et page 42 (figure 30) du rapport IRSN 

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Question n°4

L’IRSN indique dans son rapport que des végétaux aquatiques ont été prélevés « autant que possible sur les mêmes lieux que les eaux et les sédiments.». Pourtant, on ne trouve que 2 résultats d’analyse dans le rapport (page 40). Au total, combien de prélèvements de végétaux aquatiques ont été effectués dans le cadre de l’étude Dordogne ?

1  : 2 prélèvements (correspondant aux 2 résultats d’analyse publiés)
2  : 3
3  : 8
4  : 25 (autant que d’échantillons de sédiments)
5  : Impossible de savoir

Indice : les 2 cartes utilisables sont publiées page 34 (figure 19 : carte générale) et page 39 (figure 26 : zoom sur le secteur de La Besse) du rapport IRSN 

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Question n°5

Les végétaux ont, selon leur nature,  des capacités d’absorption et de concentration très différentes et qui varient en outre en fonction des radionucléides et de leur forme physico-chimique. Aussi est-il essentiel de savoir quels types de végétaux aquatiques ont été prélevés par l’IRSN :

1  : des fontinales
2  : des potamots
3  : des roseaux
4  : des algues vertes
5  : Impossible de savoir

Indice : informations sur les prélèvements au chapitre 6, pages 33 -34 du rapport IRSN 

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Question n°6

Sur l’ensemble du territoire concerné par le constat minier, en combien de secteurs ont été prélevés les poissons (représentés sur les cartes par le symbole X) ?

1  : 18 secteurs (1 prélèvement en amont et en aval dans chacun des 9 sous bassins-versants)
2  : 9 secteurs (1 dans chacun des 9 sous-bassins versants)
3  : 1 seul secteur pour l’ensemble des 9 sous-bassins versants
4  : Impossible de savoir

Indice : les 2 cartes utilisables sont publiées page 34 (figure 19 : carte générale) et page 39 (figure 26 : zoom sur le secteur de La Besse) du rapport IRSN 

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Question n°7

Quels poissons ont été pêchés dans le cadre dans le cadre du constat minier Dordogne ?

1  : 1 tanche et 1 carpe
2  : 1 tanche et 1 gardon
3  : 1 tanche, 1 gardon et 1 carpe
4  : Impossible de savoir

Indice : comparer les informations des pages 34 et 43 du rapport IRSN 

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Question n°8

Vous avez certainement « apprécié » la  lisibilité des cartes de l’IRSN. Avait-il la possibilité de donner au lecteur toutes les informations nécessaires à la localisation des points de prélèvement, sans augmenter le nombre de pages du rapport ?

1 : non, le rapport est déjà très dense
2 : oui, des cartes auraient pu être ajoutées (la page 4 est totalement vierge et la page 3 ne comporte que le titre (déjà sur la couverture) sans compter que la carte générale (figure 19) est reproduite 2 fois !
3 : oui, les symboles des prélèvements auraient pu être ajoutés sur les cartes des sous-bassins versants (pages 24 à 32) qui sont quasi-vides car n’y figurent que les sites miniers.
4 : oui, le rapport étant accessible en version électronique, il était possible d’élaborer une carte détaillée, permettant de zoomer et d’obtenir la localisation précise de tous les échantillons

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Question n°9

L’IRSN indique que « le constat minier du bassin versant de la Dordogne vise à acquérir une connaissance fine de la distribution de la radioactivité naturelle liée à la présence d’uranium et de ses descendants radioactifs, en particulier le radium, dans les secteurs exploités et de manière plus générale à l’échelle du bassin ». Pour acquérir cette connaissance, où l’IRSN a-t-il choisi d’effectuer ses prélèvements :

1 : en champ proche des sites miniers
2 : en champ éloigné des sites miniers
3 : dans les milieux récepteurs directs des écoulements des sites miniers
4 : dans des milieux qui ne reçoivent pas directement les écoulements des sites miniers

Indice : élément de réponse aux § 3.1.1 et 3.1.2 (pages 14 à 15) et à la page 3 du rapport IRSN

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Question n°10

La partie sud du site minier de Saint-Pierre contient plusieurs centaines de milliers de tonnes de résidus radioactifs, déversés dans des excavations et simplement recouverts de stériles et de terre. Les écoulements sont collectés par un plan d’eau dont la surverse est canalisée vers le ruisseau du Gioux (qui se jette ensuite dans la Dordogne). Les opérations de vidange et curage du lac conduisent au retrait régulier d’une partie des sédiments.



Quelle(s) concentration(s) d’uranium est(sont) selon vous représentative(s) de l’eau de surface du « secteur Saint-Pierre » défini par l’IRSN ? (valeurs en microgrammes par litre d’eau, notées µg/l)

1  : 4 500 µg/l dans de l’eau d’un fossé qui relie le site minier au plan d’eau communal
2  : 1 600 µg/l dans de l’eau prélevée dans un puits, situé entre le site minier et le plan d’eau  
3  : 8 µg/L dans l’eau du plan d’eau communal
4  :  3 µg/l dans l’eau du Gioux, en aval du point de jonction de la surverse
5  : < 0,15 µg/l dans l’eau prélevée à la confluence de la Dordogne et du Gioux (lieu de prélèvement retenu par le plan d’échantillonnage de l’IRSN)

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Question n°11

Page 14 de son rapport, au § 3.1.2, l’IRSN liste les possibilités d’exposition en champ proche des sites miniers. Quelles voies d’exposition ont été oubliées par l’IRSN dans sa liste ?

1 : exposition externe à partir des matériaux radioactifs
2 : inhalation de poussière
3 : inhalation de radon
4 : ingestion d’eau contaminée du fait de la contamination des eaux souterraines
5 : ingestion d’aliments contaminés du fait de l’utilisation des eaux souterraines pour l’irrigation
6 : ingestion de poissons contaminés pêchés dans les plans d’eau et cours d’eau qui reçoivent les écoulements du site.

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Question n°12

L’IRSN précise que, « pour la réalisation du plan d’échantillonnage, le bassin versant de la Dordogne a été découpé en 7 secteurs ». Ces secteurs sont listé page 33 et représentés sur la figure 17. Lorsque l’on se reporte aux graphiques qui présentent les résultats d’analyse par secteur, on trouve effectivement 7 zones géographiques (voir par ex. page 35). Cependant, si l’on examine les données de plus près, on constate que l’un des 7 secteurs définis par l’IRSN a été oublié dans la présentation des résultats. Quel est le secteur manquant ?

1  : aucun oubli (les 7 résultats correspondent aux 7 secteurs définis dans le plan d’échantillonnage)
2  : le sous-bassin versant de la Dronne
3  : le sous-bassin versant de la Cère
4  : le sous-bassin versant de la Diège

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Question n°13

En direction du sud, les écoulements d’eau en provenance de la mine d’uranium de La Besse sont drainés par un ruisseau dénommé La Rochette. Celui-ci rejoint ensuite le Riou-Tort, un ruisseau qui se jette plus loin dans la Maronne, un affluent de la Dordogne
La figure 27 présente, selon l’IRSN, les concentrations en uranium mesurées dans l’eau du Riou-Tort. Si vous arrivez à déchiffrer la carte de localisation des points de prélèvement (figure 26), vous  constaterez que tous les échantillons n’ont pas été prélevés dans le Riou-Tort. Sur les 7 résultats représentés dans le graphique, combien ne se rapportent pas à l’eau du Riou-Tort contrairement à ce qu’indique le titre ?

1  : 1 seul des 7 résultats
2  : 2 des 7 résultats
3  : 3 des 7 résultats
4  : 4 des 7 résultats
5  : au moins 5 des 7 résultats


Indice : figures 26 et 27, page 39 du rapport IRSN, reproduites ci-dessous.

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