Le Trait d'union
• N° 32/33
:
Numéro double - 3
euros
Dossiers :
- Hommage à Wladimir
Nareiko (1
page).
- Né au Bélarus, dans la région la plus touchée
par les retombées de Tchernobyl. Décédé à l'adolescence.
- Création du laboratoire
CRIIRAD & Bandazhevsky - (7
pages).
- Vendredi 5 août 2005. Romain Chazel,
vice-président de la CRIIRAD,
téléphone à Galina Bandazhevskaya, à son
domicile de Minsk,
pour prendre des nouvelles et faire le point sur l’avancée
du projet de laboratoire.
Mais ce jour-là, c’est une voix d’homme
qui lui répond. Youri Bandazhevsky est enfin libre.
Le texte du Trait d'union rappelle la naissance du
partenariat CRIIRAD & Bandazhevsky et raconte la rencontre
de Romain Chazel avec Youri Bandazhevsky suivi de la semaine
marathon en France, en compagnie
du docteur Galina Bandazhevskaya, l’épouse du
professeur.
- Mines d'uranium en France -
(6 pages)
- L'impact radiologique
de 50 années d'extraction de l'uranium en France.
En France, environ 200 sites
d’extraction d’uranium ont été exploités.
Plus de 70 000 tonnes d’uranium ont été extraites
entre 1946 et 2001. Les principaux gisements se situaient dans
le Limousin, le Forez, la Vendée, la Lozère et
l’Hérault.
En fonction de la profondeur du gisement, le minerai d’uranium était
extrait par carrières à ciel ouvert ou par galeries
souterraines. Dans tous les cas, l’accès au filon
a nécessité l’extraction préalable
de roches plus ou moins radioactives appelées stériles
(typiquement 10 tonnes de stériles pour une tonne de
minerai dans le cas des mines à ciel ouvert et une tonne
pour une tonne dans le cas des travaux souterrains). Ces travaux
ont favorisé les émanations de poussières
radioactives, de radon (gaz radioactif) et la contamination
des eaux circulant sur des roches fracturées, dans les
galeries de mines, etc.
Sur tous les sites miniers qu’elle a contrôlés,
la CRIIRAD a pu constater que l’exploitation de l’uranium
a entraîné une contamination très significative
de l’environnement, une violation des principes internationaux
de radioprotection.
- Mission CRIIRAD en Polynésie
française (2
pages)
- L’Assemblée de Polynésie Française
a mis en place une Commission d’Enquête sur
les conséquences, pour les populations de la Polynésie
française, des essais nucléaires aériens
effectués sur les atolls de Moruroa et Fangataufa
entre 1966 et 1974. Cette Commission dispose de 6 mois
pour émettre des recommandations et transmettre
un rapport au Gouvernement de Polynésie.
La Commission d’Enquête a nommé un
expert, monsieur Bruno Barrillot, chercheur au CDRPC
(Centre de Documentation et de Recherche sur la Paix
et les Conflits). Ce dernier a sollicité le laboratoire
de la CRIIRAD pour la réalisation d’une
mission exploratoire de contrôles radiamétriques
sur les sites de Mangareva, Tureia et Hao.
La mission CRIIRAD s’est déroulée
du 3 au 14 octobre 2005. L’équipe CRIIRAD était
constituée de B. Chareyron, ingénieur en
physique nucléaire et C. Courbon technicien spécialisé et
accompagnée de Messieurs Bruno Barrillot (chercheur
au CDRPC) et John Doom (Coordonnateur international de
l’association Moruroa et Tatou).
- La Cogéma a été relaxée
par le Tribunal correctionnel de Limoges - (6 pages)
- Vendredi 14 octobre 2005, le Tribunal correctionnel
de Limoges a prononcé un jugement de relaxe en faveur de la Cogéma,
l’exonérant ainsi des délits d’abandon
de déchets radioactifs et de pollution des eaux pour lesquels
elle était poursuivie.
Tout avait commencé le 18 mars 1999, lorsqu’une
association locale — Sources et rivières du Limousin — déposait
plainte avec constitution de partie civile auprès du tribunal
de grande instance de Limoges.
Le 18 août 2003, à l’issue d’investigations
approfondies, le juge d’instruction décidait de
renvoyer la Cogéma devant le tribunal correctionnel, estimant
qu’il y avait suffisamment de charges pour qualifier les
délits de pollution des eaux et d’abandon de déchets
radioactifs. Malgré les pressions, les appels et autres
manoeuvres dilatoires, le procès venait à l’audience
le 24 juin dernier et le jugement était mis en délibéré au
14 octobre.
La décision de relaxe est bien sûr très décevante.
Toutefois, compte tenu de l’historique de l’exploitation
minière et du contexte réglementaire, elle n’a
rien de surprenant.
- L'Agence Internationale
de l'Energie Atomique (AIEA) et son directeur général,
lauréats
2005 du prix Nobel de la Paix.
(12 pages).
- Le vendredi 7 octobre 2005, le Comité d’Oslo a
annoncé qu’il attribuait le prix Nobel de la Paix
2005 à l’AIEA — l’Agence Internationale
de l’énergie Atomique — et à son directeur
général, Monsieur Mohamed El-Baradei.
- L'AIEA et la lutte contre le danger des armes
nucléaires. Un bilan pour le moins mitigé.
- Radioprotection, information et droits des vistimes.
Un bilan accablant.
- Les missions statutaires de l'AIEA.
- Traité de Non-Prolifération des armes nucléaires
Lire
la page d'introduction
|