Dossiers : Bélarus
Compte rendu de mission
En avril dernier, deux représentants de la CRIIRAD se sont rendus
au Bélarus, pays le plus touché par la catastrophe de Tchernobyl.
Les premiers jalons de ce projet avaient été posés en
janvier, lors de la venue en France de Galina, l'épouse du professeur
Bandajevsky. Il s'agissait de recueillir les témoignages de ceux qui
subissent toujours l'impact de la catastrophe et de ceux qui se battent pour
rechercher la vérité et apporter leur aide aux victimes. L'appui
de l'institut Belrad et de son directeur, Vassili Nesterenko, a été déterminant
pour la réussite de la mission, sa richesse scientifique et humaine.
Mobilisation pour la libération
du Pr. Youri Bandazhevsky
La mobilisation internationale commence à porter ses fruits et plusieurs éléments
nous portent à l'optimisme.
Pour l'instant, cependant, rien n'est acquis.
Ce ne serait pas la première fois que le pouvoir biélorusse
tente de briser la résistance
du professeur en lui donnant de faux espoirs.
Dernière minute : l'état de santé du professeur Bandazhevsky
est alarmant
Le lundi 8 septembre, lorsque Galina s'est présentée à la
prison dans le cadre du droit de visite réglementaire de 3 jours ,
le contexte portait plutôt à l'optimisme. Malheureusement, dans
la nuit du lundi au mardi, Youri a été pris d'un malaise qui
fait craindre une crise cardiaque. La gravité de son état exige
une hospitalisation d'urgence dans un établissement où un cardiologue
pourra suivre son état et procéder à tous les examens
nécessaires. Galina a aussitôt adressé une demande en
ce sens au président Loukachenko avec copie au directeur du Comité d'exécution
des peines.
La CRIIRAD a relayé cette demande auprès du président
Loukachenko par l'intermédiaire de l'ambassadeur du Bélarus,
en insistant également pour que la demande de libération présentée
par e professeur Bandazhevsky soit examinée d'urgence et dans un sens
favorable. Nous avons également renouvelées nos démarches
auprès de la chambre des représentants biélorusses et
des autorités françaises.
Solidarité des élèves
de Drôme et Ardèche en faveur des enfants du Bélarus
En 2002, la CRIIRAD a lancé un appel à la solidarité afin
de recueillir des fonds destinés à financer les cures de pectine
de pomme nécessaires à la décontamination des 2670 enfants
des communes biélorusses de Valavsk et de Tchetchersk. Le point après
plus d'une année écoulée.
Dossiers : Sang
contaminé
La faillite judiciaire
L'arrêt rendu le 18 juin 2003 par la Cour de cassation confirme le
non-lieu général prononcé le 4 juillet 2002 par la Cour
d'appel de Paris : aucune infraction d'aucune sorte ne peut être retenue à l'encontre
d'aucun des 30 hauts responsables et médecins spécialisés
mis en examen dans l'affaire du sang contaminé.
L'impunité paraissant désormais garantie dans les dossiers
de santé publique, les commentaires pessimistes se sont multipliés.
Le non-lieu du sang contaminé plane désormais sur de nombreux
dossiers : la maladie de la vache folle, les retombées de Tchernobyl,
les contaminations à l'uranium appauvri, les pollutions chimiques
(rejets des incinérateurs, nitrates, Métaleurop...)... et peut-être
demain l'incidence de la consommation d'OGM ou d'aliments irradiés,
les effets de l'exposition aux rayonnements électromagnétiques
ou à certaines vaccinations...
Etant donné l'importance de ce dossier et de ses implications, il
nous a paru nécessaire d'y consacrer un article de fond.
Dossiers : Le
Blayais (Etude critique de l'évaluation
de l'impact du Centre Nucléaire de Production d'Electricité du
Blayais - Gironde)
L'impact des rejets est-il correctement évalué ?
La Commission Locale d'Information (CLI) auprès
du Centre Nucléaire de Production d'Electricité (CNPE)
du Blayais a décidé de confier à la CRIIRAD
une étude critique de l'évaluation de l'impact radiologique
et radioécologique du CNPE du Blayais sur son environnement
proche.
Cette étude a été proposée par des associations
extérieures à la CLI (Tchernoblaye, Stop Golfech et l'antenne
locale du Réseau Sortir du Nucléaire).
Objectifs
Le laboratoire de la CRIIRAD a estimé qu'une étude de terrain
comportant des analyses sur échantillons prélevés dans
l'environnement du CNPE avait peu de chances d'être pertinente à moins
de mettre en oeuvre un programme d'échantillonnage très ambitieux
et donc très coûteux. Il a donc proposé de réaliser
une étude préliminaire visant à déterminer si
la connaissance des rejets radioactifs de la centrale du Blayais et de leur
impact était satisfaisante.