Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité

 
HUELVA, Espagne :
Une commune doublement menacée par la radioactivité

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Madrid, 4 décembre 2007.
Conférence de presse organisée par Greenpeace Espagne.

 
Bruno Chareyron, responsable du laboratoire de la CRIIRAD, a participé à la conférence et présenté le résultat des contrôles radiologiques conduits en octobre 2007 sur la commune de Huelva, dans le sud de l’Espagne.
 
Commanditée et financée par Greenpeace Espagne, l’étude a révélé deux problèmes de contamination radiologique :
 
1/ contamination par des radionucléides naturels liée à l’usine de phosphates FERTIBERIA :
120 millions de tonnes de phosphogypse radioactif ont été déversés à même le sol, en pleine zone marécageuse. Les analyses effectuées par le laboratoire de la CRIIRAD montrent la présence de radionucléides de forte radiotoxicité et de très longue période radioactive qui vont constituer une menace pour l’environnement sur des centaines de milliers d’années. La directive européenne 96/29 du 13 mai 1996 traite à son article VII de la question de la radioactivité naturelle renforcée. Elle devait être transposée dans le droit national de chaque Etat membre avant le 13 mai 2000 ! En France, elle a été transposée avec beaucoup de retard et la plupart des sites concernés n’ont toujours pas été contrôlés. En Espagne, la transposition du titre VII n’a toujours pas été effectuée. Pendant que les Etats jouent la montre, les problèmes environnementaux s’amplifient et la protection des travailleurs et des populations n’est pas assurée.
 
2/ contamination par un radionucléide artificiel, le césium 137. Cette contamination est imputable au déversement de cendres radioactives provenant de l’usine Acérinox, implantée sur la commune d’Algésiras, près de Cadiz. En 1998, une source de césium 137 avait été incinérée par accident dans cette installation. Environ 7 000 tonnes de déchets contaminés avaient alors été transportées d’Algésiras jusqu’à Huelva. Elles ont été déversées dans une décharge théoriquement dédiée aux déchets inertes (centro de recuperacion de inertes n°9) et simplement recouvertes d’un à deux mètres de terre. Ceux qui ont pris la décision de déverser ces déchets radioactifs en vrac, dans un site non aménagé et imprégné d’eau sont pleinement responsables de la contamination mise en évidence par Greenpeace et confirmée par le laboratoire de la CRIIRAD : les déchets radioactifs ne sont pas confinés et l’omniprésence de l’eau accélère les transferts vers l’environnement, et en particulier vers la rivière Tinto.
 
 
Plus d’informations sur le site de Greenpeace Espagne :
http://www.greenpeace.org/espana/news/expertos-franceses-recomiendan
http://www.greenpeace.org

 
 
> Lire le rapport d’étude de la CRIIRAD
(pdf - version française)
> Leer el informe del estudio de la CRIIRAD (pdf - versión española)
 

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