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Mis en cause par la CRII-RAD, l'OPRI décide de porter plainte contre le SCPRI ! (1)
QUELQUES RAPPELS (2) · Un risque de cancer inacceptable La CRII-RAD a rendu public le 23 février dernier, le résultat des contrôles radiologiques effectués dans une propriété située 36, chemin du Couvent, à Gif-sur-Yvette dans l'Essonne. Sur la base des investigations réalisées, la CRII-RAD a conclu que les occupants de cette maison, construite sur des déchets radioactifs, sont exposés, depuis 1964, à un risque sanitaire inacceptable, nécessitant des mesures d'urgence. · Les responsabilités La responsabilité de l'État étant fortement
engagée, la CRII-RAD demande réparation du préjudice
économique et sanitaire subi par cette famille. · Lettre ouverte aux ministres (2) Compte tenu de la gravité des faits, la CRII-RAD a
saisi, par lettre ouverte envoyée le 1er mars dernier,
les ministres en charge de la santé et de l'environnement.
La CRII-RAD demandait notamment la réalisation d'une contre-expertise
des études de l'OPRI. Cet établissement public
a en effet conclu, début 1999, que "la situation
n'est pas sanitairement dangereuse", diagnostic sur lequel
il n'est jamais revenu, malgré la mesure de niveaux de
radon très élevés.
L'OPRI - qui avait publiquement ironisé sur les conclusions de la CRII-RAD - a contacté M. et Mme Garcia pour exprimer son inquiétude concernant leur santé et les inviter à passer divers examens. Ce soudain revirement serait dû à la découverte, dans les archives du SCPRI, des résultats des examens effectués en 1975 sur leurs enfants. Le conseil d'administration de l'OPRI réuni d'urgence ce matin a décidé de porter plainte contre le SCPRI (1). LA FAUTE DU SCPRI En mai 1975, à la demande de M. et Mme Garcia, le SCPRI mesure la quantité de radioactivité présente dans l'organisme de leurs deux enfants (anthropogammamétrie). Un an plus tard, n'ayant toujours aucun résultat, Mme Garcia écrit au directeur du SCPRI pour les réclamer. Le courrier de M. Pellerin est laconique :
Les résultats n'étaient pas joints au courrier
! Et pour cause : communiqués hier par l'OPRI à
M. et Mme Garcia, ils révèlent une contamination
incontestable par le radium 226 : de l'ordre de 2 000
becquerels en charge corporelle totale pour chacun des deux
enfants, âgés alors de 8 et 10 ans. Rappelons que
le radium 226 est un radionucléide de très forte
radiotoxicité. Son comportement est assez proche de
celui du calcium : il se fixe préférentiellement
dans les os, en particulier chez les enfants dont l'organisme
est en pleine croissance.
(I) Le SCPRI - Service Central de Protection
contre les Rayonnements Ionisants - n'existe plus depuis 1994.
Il a changé de statut et de dénomination pour devenir,
l'OPRI - Office de Protection contre les Rayonnements Ionisants.
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